Samedi 24 mai 2008
6
24
/05
/2008
17:43
Demain c'est la Fête des Mères. Ce poème est pour celle de mes enfants ; aucun cadeau ne vaudra jamais celui qu'elle m'a fait
en les mettant au monde.
AD VITAM AETERNAM
Au cours de tant d'années je t'ai vu supporter
Mes moments de colère et surtout mon absence,
Et je n'ai jamais pris le temps de t'écouter
Ni de te dire ce que toute une existence
Tu aurais tant aimé m'entendre prononcer...
Tu as accompagné mes joies et mes douleurs
Et je n'ai jamais su te dire mes pensées.
Si j'ai pu supporter la peine et le malheur,
C'est que je t'ai sentie vaillante à mes côtés ;
Les orages du temps et toutes les tempêtes
N'ont fait que nous parer de gloire et de beauté
Pour briller à jamais comme des jours de fête !
Je t'écrirai dans les nuages
des mots de flamme et de lumière,
Et sur le sable blond des plages
J'inscrirai notre vie entière ;
Et pour avoir donné le jour
A nos quatre enfants, sois bénie :
Qu'au ciel les anges, pour toujours,
Chantent ton nom au Paradis !
(Saint-Paul-lèz-Durance, le 7 janvier 2005)
Poème extrait du recueil "Alchimies", éd. La Société des Ecrivains - Paris
(Saint-Paul-lèz-Duran
ce, le 7
janvier 2005)
Poème extrait d'"Alchimies"
Et puis, pour ne pas rester sur une note trop sérieuse, voici un texte qui évoque ma rencontre avec Marie-France, qui devait
devenir mon épouse, et sa soeur jumelle Martine.
La légèreté du ton de ce texte, quoique très sage, lui a valu de figurer dans "La Marmite du Diable"... Ce n'est pas la tentation du Malin à laquelle je regrette le plus d'avoir cédé...
JUMELLES
Je vous ai rencontrées voici trente-quatre ans
Par un de ces hasards qui traînent en vacances
Lorsqu'elles ont aussi des saveurs de printemps :
Le hasard s'appelait Martine et Marie-France.
Vous aviez à mes yeux des charmes identiques
Et n'ai pas toujours su à qui j'avais affaire,
Au tout début, du moins, en ces années magiques
Où nous avions vingt ans, quand tout était à faire.
Vous étiez à la fois chastes et audacieuses
Et portiez en ce temps des jupes minuscules
Qui dévoilaient souvent des choses délicieuses
A travers des dessous de taille ridicule !
Je vous ai contemplées sous toutes les coutures
Et je me suis laissé porter par la fortune
D'un geste ou d'un regard jetés à l'aventure,
Entre deux frôlements dérobés à chacune...
Mais le vent du destin m'a poussé doucement
Vers les ports inconnus de notre inexpérience,
Ma main s'est égarée sur un rêve charmant,
Le rêve désormais s'appelait Marie-France...
(Peyrolles-en-Provence, le 2 mai 2006)
"La Marmite du Diable", poème inédit.