Mercredi 11 février 2009
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*ATTENTION : Les textes contenus dans cette page ne conviennent pas à de jeunes
lecteurs.
Voici aujourd'hui deux poèmes inhabituels, histoire d'apporter un peu de fantaisie sur ce "Coin de Toile" et pour montrer que je ne "fais" pas que dans le mélancolique !
Ils sont tirés d'un recueil que je suis en train de composer et qui s'intitule "La Marmite du Diable". Mais les diableries en question sont le plus souvent assez
innocentes, faites de textes un peu polissons, parfois vaguement érotisants, mais en général plutôt tendres. Ce recueil répond à une sorte de défi que m'avait lancé naguère une amie et que j'ai
volontiers relevé !
Mais le premier poème que je livre à votre salacité est relativement "hard" par rapport à ma production ordinaire, ce qui justifie l'avertissement ci-dessus. Il
m'a été inspiré par la réputation de nymphomane qu'avait une ex-collègue de boulot et qui, il faut bien le dire, ne faisait pas grand chose pour la démentir !
CHAUSSEE GLISSANTE
Bien des gens dans mon dos m'appellent "La Fontaine",
Non que j'écrive aussi des fabliaux en vers
Ou que de mes sanglots je submerge l'Enfer
En pleurant sur mon sort comme une Madeleine ;
Mais dans mon entrepont, si des voies d'eau soudaines
Mettent le branle-bas et ma tête à l'envers,
Si mes yeux tout à coup ont un regard pervers,
C'est qu'il me faut alors courir la prétentaine !
Car Dieu m'a gratifiée d'une heureuse nature :
Toujours bien disposée à vivre l'aventure,
Je me laisse bercer de rêves enflammés.
Alors, si de son dard le désir m'asticotte,
Si je suis obligée de changer de culotte
Plus de trois fois par jour, dois-je en être blâmée ?
(Commis à Peyrolles-en-Provence, le 9 février 2009)
"La Marmite du Diable" - Recueil inédit
Quant au texte qui suit, c'est encore la conséquence d'un défi que m'avait lancé une autre amie (décidément, ce sont les femmes
qui sont les pires friponnes !) en me demandant si la poésie pouvait aborder tous les sujets, même les plus tabous.
Je lui ai répondu par l'affirmative, en lui disant que la poésie pouvait puiser à toutes les sources, y compris les plus troubles, les plus glauques et les plus triviales. C'est que la
musique des mots fait disparaître toute vulgarité. D'où ce poème "odorant"...
VENT DIVIN
Qu'il glisse dans la soie ou dans le satin blanc,
Dans la trame ténue des mailles d'un collant,
Qu'il s'envole gaîment sous les plis d'un jupon
Ou qu'il flâne en rêvant dans un slip en coton ;
Lâché discrètement ou, d'un air insolent,
Une fesse levée, dans un fougueux élan,
En jupette d'été, en tenue de salon,
Modulé par un string ou par un pantalon ;
Grondant ou soupirant, il explose ou gémit,
Mais condamne à l'exil celle qui l'a commis !
Trop longtemps contenu, il s'échappe parfois
De l'intime cachot où il se tenait coi...
Ses effluves alors aux narines s'imposent,
Plus fort, certainement, que le parfum des roses !
(Perpétré à Peyrolles-en-Provence, le 28 mars 2007)
"La Marmite du Diable" - Recueil inédit
Par Vieux Loup
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