Mercredi 30 décembre 2009
3
30
/12
/2009
15:49
"A l'année prochaine !", dit-on en provençal en ces jours de fin d'année, et l'on ajoute souvent : "E que se sian pas mai, que
sieguen pas mens !", ce qui signifie "et si nous ne sommes pas plus, que nous ne soyons pas moins !". Mais l'on dit aussi "Bon bout d'an!", pour se souhaiter une bonne fin d'année. Le virelai qui
suit, s'il s'adresse d'abord à cette année qui prend fin, est aussi plein d'espoir pour celle qui va venir...
VIRELAI POUR L'AN QUE VEN
Que l'année finisse bien,
Et sur des notes heureuses
Que jeunes gens et anciens
Chantent les heures joyeuses
Et trinquent à "l'an que vèn" !
Que si nul ne vient au monde,
Demain ne soyons pas moins :
Savourons chaque seconde,
Que l'année finisse bien !
Que tout là-haut les trompettes
Des anges, des séraphins,
Jouent ensemble un air de fête
Et célèbrent "l'an que vèn" !
Qu'on boive et que l'on ripaille
Pour tous ceux qui sont au loin,
Et ainsi, vaille que vaille,
Que l'année finisse bien !
Sourions dans l'allégresse
Et l'espoir du lendemain,
Gardons au coeur, sans faiblesse,
Confiance dans "l'an que vèn" !
(Peyrolles-en-Provence, le 30 décembre 2009)
Poème inédit
Quant au poème suivant, je l'ai écrit
avant-hier, sur le port de Toulon. J'ai eu alors une pensée pour mon fils Charles qui va fêter ce nouvel an loin de chez nous. Mais dans trois semaines, ce sera le retour...
ATTENTE
Sur la rade de Toulon
Traînent de douces complaintes.
Mais aussi des airs félons
Sous les lumières éteintes...
Je m'attarde sur les quais,
Guettant les ombres fugaces,
Et la Porte Malbousquet
Reste close, et le temps passe...
Le jour se lève et j'attends,
Ecoutant les cris des mouettes ;
Doucement file l'instant
Sa quenouille désuète.
J'entends le vent qui me souhaite
Le bonjour... Mais, seul, j'attends.
(Toulon, le 28 décembre 2009)
Poème inédit

Par Vieux Loup
0
-
Recommander