Mardi 27 octobre 2009
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Deux poèmes aujourd'hui, écrits il y a 4 ans, jouent entre l'ombre et la lumière au sens propre comme au figuré. Le premier, dont le titre se passe de commentaires, évoque l'état d'esprit dans lequel je me trouvais à cette époque-là :
CLAIR-OBSCUR
Le ciel s'est couvert de nuages sombres
Et un vent mauvais souffle son haleine
Sur mon désarroi qui erre dans l'ombre
Où sont égarées mes joies et mes peines.
Il traîne parfois des lueurs lointaines
Qui n'éclairent plus que le temps passé
Vers des horizons de terres glacées...
Je vois se glisser sous la pleine lune
Comme des regrets les cops enlacés
Parmi les débris de leurs infortunes.
Des chemins boueux se perdent au loin
Dans les carrefours brumeux du hasard,
Et je vois la mort qui montre son groin
En tissant les rêts de son traquenard...
Mais je vois aussi les puissants remparts
Que dresse l'amour au-dessus des peurs,
Et son clair soleil qui sèche les pleurs
En resplendissant sous le ciel d'orage ;
Au bout de la nuit et de la douleur,
Son tendre secours soutient mon courage.
(Peyrolles-en-Provence, le 30 novembre 2005)
"Alchimies", éd. la Société des Ecrivains - Paris
Le second est un exercice de style sur les lueurs de la nuit, ses
zônes d'ombre et de mystère, le mélange de quiétude et de peurs qu'elle génère parfois...
SCINTILLEMENTS
La nuit s'est étendue
Sur la campagne nue ;
Les étoiles brillent crûment
Sur le glacis du firmament ;
Les rayons blâfards de la lune
Laissent doucement couler l'infortune
Sur l'infinie tristesse où s'installe l'hiver
Dans la mélancolie de son coin d'univers...
Le givre déjà peint le paysage
De la fourberie d'un blanc maquillage ;
Tous les fantômes de la nuit
Escortent les ombres sans bruit
Tandis que le silence
Veille avec indolence...
(Peyrolles-en-provence, le 22 décembre 2005)